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Ikigai Management Au Japon

Managers, collaborateurs : mettez de l’ikigai dans votre quotidien !

Il est toujours utile d’observer d’autres cultures afin de s’inspirer de points positifs pour notre vie professionnelle ou notre quotidien en général. Ainsi, aujourd’hui, je vous propose de nous intéresser à l’ikigai japonais.

 

L’ikigai : késako ?

Le concept lui-même est un peu délicat à traduire. Certains occidentaux y voient l’intersection de 4 critères qui s’appliquent à chaque individu : ce dans quoi nous sommes bons, ce que l’on aime, ce dont le monde a besoin et ce pourquoi on peut être payé.

Pour les japonais, le concept est plus complexe. Il peut s’assimiler au bonheur, à nos valeurs dans la vie, à une somme de moments positifs du quotidien, et peut être sans rapport avec le salaire.

L’ikigai est ce qui motive le japonais à se lever le matin, même dans un moment de difficultés personnelles ou professionnelles : il permet de se projeter vers un avenir serein et épanouissant.

Faut-il rappeler que pour le salarié japonais, se lever le matin nécessite une forte volonté : les transports bondés l’attendent pour se rendre au travail, stress suivi de longues heures de labeur, avant de sortir entre collègues pour des soirées très formatées puis de regagner son domicile vers minuit, toujours en costume cravate. Un quart des employés japonais travaille plus de 20 heures supplémentaires hebdomadaires, avec une mort par surmenage qui fauche plus de 2000 vies par an.

Cela explique que seulement 31 % des japonais considèrent leur travail comme leur ikigai. Pour d’autres, ce peut être de danser au sein d’une troupe, ou de cuisiner pour ses proches, par exemple.

 

Ikigai et management

Dans cette société où l’individu s’efface derrière le groupe, les salariés sont motivés par l’idée d’être utile aux autres, mais aussi d’être remerciés pour leurs succès, d’être estimés par leurs collègues,… Cela impacte donc le management lui-même (voir par exemple mon article « Efficacité et bien-être au sein de l’entreprise grâce au manager positif »).

Pour des cadres motivés et hautement formés qui considèrent leur travail comme leur ikigai, le passage à l’action est un impératif et une motivation.
Un japonais qui souhaite créer une entreprise par exemple, va aller s’inspirer des futurs concurrents : cela relève de la normalité . En observant ses idées en action, le futur boss renforce sa confiance en soi et se dit qu’il peut, lui aussi, mener son projet à bien.

Cette reconnaissance du travail comme ikigai implique l’idée que ses réalisations professionnelles affectent positivement la vie des autres, leur bien-être, mais aussi que rencontrer d’autres personnes dynamisées par leur travail est source de motivation.
Ainsi, la notion de petites réussites au quotidien est importante : au lieu d’envisager de collecter des milliards de yens pour les plus démunis, aider concrètement en devenant volontaire et intervenir auprès d’une ou deux personnes fait partie de l’ikigai.

En management, cela peut aussi se décliner en l’idée de scinder un objectif complexe en plusieurs étapes plus simples, et d’obtenir la satisfaction de réussir chacune de ces étapes.

Voilà donc quelques pistes pour appliquer au quotidien un concept peu connu des occidentaux, et en profiter tant dans sa sphère privée que professionnelle. On peut trouver son ikigai en notant les petites choses qui nous satisfont au quotidien, même si cela semble sans rapport avec l’harmonie des autres. Se former, par exemple, peut regrouper la satisfaction d’enrichir son savoir, de mieux dominer un sujet, mais aussi de le mettre en pratique pour résoudre des objectifs nouveaux et aider ainsi d’autres employés en satisfaisant son manager.

Et vous, quel est votre ikigai ?

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