4 Recommandations Pour Encore Un Peu De Laisser-hâler En Cette Rentrée 2021

4 recommandations pour encore un peu de « laisser-hâler » en cette rentrée 2021

Cette année, les congés estivaux ont eu une saveur particulière, tout comme cette rentrée de septembre. Celle-ci s’annonce inédite à bien des égards. Et si un peu de « laisser-hâler » bien encadré s’invitait au bureau pour que perdure le bénéfice des vacances quelques jours encore ? Voici comment réussir la remobilisation des collaborateurs après la pause estivale, au travers de 4 recommandations.

 

Distiller votre plein d’optimisme et d’énergie

Le réveil sonne ! Ça y est, il vous faut reprendre le chemin du bureau. À moins que le trajet ne soit bien plus court, vous faisant aller de votre salon à votre ordinateur. Vos congés de manager qui, cette année, ont eu une saveur toute particulière sont déjà du passé. Malmené par les turbulences issues de la crise sanitaire, vous n’avez aspiré qu’à une chose : changer d’horizon, vous ressourcer. C’est vrai, jamais l’herbe n’a paru plus tendre, les couchers de soleil plus beaux et le bruit des vagues plus apaisant que pendant cette trêve estivale. Vos collaborateurs, « au bout du rouleau » eux aussi, sont partis en congé soit plus tôt, soit plus longtemps, soit les deux, histoire de mettre de la distance avec un contexte souvent vécu comme anxiogène.

Mais voilà, les tongs ne sont pas encore rangées qu’il faut donc déjà (re)penser objectifs, KPI, réunions… Heureusement, je ne doute pas que vous ayez fait le plein d’optimisme et d’énergie ! En tout cas, je vous le souhaite, car maintenant, il vous faut distiller ces ondes positives dans la durée, auprès de vos collaborateurs revenus souriants et bronzés.

 

Remobilisez en douceur

Vous et vos collaborateurs avez vécu des vacances sur un rythme différent. Les corps et les esprits ont pris d’autres habitudes parfois (trop) vite adoptées. Comme le font les préparateurs physiques, il vous faut reprendre en main votre équipe. Mais attention : hormis si vous exercez vos fonctions dans des activités spécifiques nécessitant une réactivité immédiate, pas question de demander à chacun d’être « au taquet » dès la première heure de retour de congés. Une remobilisation réussie passe par le respect d’un certain tempo qui permet à chacun de se reconnecter en douceur au travail.

La douceur n’étant pas ennemie de la performance, sachez doser votre impulsion managériale. Il s’agit ni de brusquer, ni de faire durer trop longtemps le « laisser-hâler ». Le bon tempo ? Il est dans les usages de considérer que pendant les 2 à 3 jours suivant leur rentrée, les collaborateurs (et vous !) se remettent progressivement en mouvement, jusqu’à reprendre leur rythme habituel.

 

Renouez le lien

Renouer le lien après les dix-huit mois écoulés et ces congés estivaux tant espérés nécessite plus que jamais de la délicatesse et de l’écoute. En individuel tout d’abord, il faut recréer les conditions de l’échange. Vous brûlez d’avoir la réponse à votre question sur le dossier X, laissée en suspens avant les congés ? Évitez de la poser d’entrée de jeu à votre collaborateur. Prenez d’abord le temps d’un échange informel, faites preuve d’écoute même si les histoires de châteaux de sable du petit dernier ne vous passionnent guère. Vous découvrirez peut-être que certains collaborateurs ont eu des congés mouvementés, voire de sérieux soucis. Il est important pour vous de le savoir, sans pour autant faire preuve d’intrusion. Après cet échange, vous pouvez revenir sereinement sur les priorités du moment et le travail de fond.

En collectif ensuite, la réunion de rentrée permet à la fois de renouer le lien et de remobiliser. Je préconise de démarrer par une rétrospective de la première partie de l’année. Prenez soin d’écouter chacun et de prendre en compte les remarques et les suggestions. Dans la seconde partie de la réunion, je vous invite à recentrer l’équipe sur la feuille de route. Faites émerger les priorités et fixez le cap pour atteindre les objectifs d’ici la fin d’année avec le bon timing et sans (trop de) dispersion sur des sujets annexes.

 

Utilisez l’énergie ambiante

La période de rentrée est toujours favorable à l’émergence de nouvelles idées. Si vous vouliez lancer une séance de « remue-méninges » créative et ludique sur quelque sujet que ce soit, c’est maintenant qu’il faut l’organiser. Reposés, ressourcés, vos collaborateurs sont dans les meilleures dispositions. Ce qui ne sera pas forcément le cas d’ici deux mois, lorsque la fatigue se fera sentir et que la grisaille automnale sera déjà bien présente.
Concernant les sujets ardus, relatifs à des transformations en profondeur :

  • soit ils ont déjà été impulsés en début d’année, donc on est sur une continuité,
  • soit ils n’ont pas encore été lancés.

Dans ce dernier cas, si vous avez la possibilité d’attendre, faites-le début 2022. Les premiers mois de l’année sont plus propices à de tels lancements, car l’espace-temps qui s’offre pour les réaliser semble large au regard des objectifs à atteindre.

 

Sortez l’optimisme de votre valise

L’énergie et l’enthousiasme doivent être entretenus pour durer et vous êtes à ce titre un acteur clé. Pour prolonger le bénéfice des vacances, évitez de vous « laisser hâler » à parler une fois de plus de la pandémie qui affecte les résultats de l’entreprise. De mon point de vue, ce n’est pas ce que vos collaborateurs veulent entendre en cette rentrée 2021. À mon sens, vous serez plus percutant en traçant des perspectives, en faisant preuve d’écoute et surtout, en étant optimiste, sans pour autant nier les difficultés à venir.

L’optimisme, c’est par exemple mettre en avant les initiatives collectives et individuelles du premier semestre et rappeler qu’en utilisant les mêmes leviers ou en s’en inspirant, il est possible de terminer l’année en beauté. C’est aussi savoir relativiser les échecs en tirant les enseignements de ceux-ci. Je vous invite par exemple à faire s’exprimer chaque service sur les erreurs faites et surtout, sur la manière dont il les a gérées. Cette approche a la vertu de déculpabiliser, de restaurer la confiance et d’éviter que de telles erreurs se produisent ailleurs ou à nouveau.

 

En conclusion

Comme toujours, le manager est en première ligne pour relancer la machine après une pause et remettre chaque collaborateur sur les bons rails. Or, si je vous ai conseillé de ne pas parler de la pandémie, je sais qu’elle a eu et a encore des conséquences sur votre organisation et sur l’état d’esprit de votre équipe. Les susceptibilités et le niveau de stress restent à des seuils élevés.

Des échanges perçus comme banals auparavant peuvent prendre des proportions inconsidérées. Vos postures et le choix de vos mots requièrent toute votre vigilance. Plus que jamais votre management doit évoluer avec le contexte.

Speciman vous accompagne sur ce chemin semé d’embûches : contactez-nous !

 

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